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Il faut sauver l'Abbaye
de la Crête !...
L'une
des plus fortes concentrations d'abbayes cisterciennes se trouvent dans
l'Est de la France. La Haute-Marne compte six abbayes qui sont dans des
états variables.
Il ne reste pas grand chose de l'Abbaye de la Crête installée
dans un joli vallon où l'on trouve la sérénité.
Vous pouvez suivre un chemin d'environ deux kilomètres autour de
celle-ci pour vous faire une idée de la disposition qu'avait autrefois
l'abbaye.
Il est grand temps d'agir pour sauver celle-ci d'une ruine certaine.
Devenez un acteur de ce combat, en écrivant à
www.actuterroir.com
98, rue du Château - 92100 Boulgone
ABBAYE
DE LA CRETE - BOURDONS-SUR-ROGNON - 52
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L'Abbaye
de la Crête
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A
Bourdons sur Rognon, en contrebas de la butte boisée du Châtelet,
se dresse l'ancien couvent de la Purification de Notre Dame, ou abbaye de
La Crête. Son nom La Crête, en latin Christa, vient du mot Christ.
Fondée en 1121 par les seigneurs de Clefmont, elle fut dévastée
par les Suédois et reconstruite au XVIII è siècle,
puis à nouveau détruite en partie en 1792, date à laquelle
les quelques maisons bâties près du monastère formèrent
le village de La Crête qui n'existe plus aujourd'hui. Ce hameau était
parait-il au commencement, au XII ième siècle une espèce
d'ermitage ou de prieuré, où les religieux essayèrent
d'abord de s'établir vers 1118, à leur départ de Morimond.
Mais rien ne prouve qu'il y ait eut en ce lieu, comme plusieurs l'ont avancé,
un ancien couvent de Hiéronymites, bâti par St Fulgence, disciple
de St Jérôme. |
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C'est une pure fiction inventée par quelques moines de La Crête.
Le
site actuel de l'abbaye comprend le mur d'enceinte, la porterie, des restes
du palais abbatial, le pigeonnier et l'ancien moulin.
Deuxième fille de Morimond, l'abbaye de La Crête fut fondée
par le comte de Clefmont, au milieu des bois, dans la vallée du
Rognon. St Bernard fait mention de l'abbaye de La Crête dans sa
lettre 346, et le pape Innocent III écrivit à son abbé
contre certains hommes téméraires qui en ville de Metz,
travaillaient à une traduction de la bible en langue vulgaire.
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Elle prospéra
rapidement et fonda quatre filiales : Saint-Benoît-en-Voivre, au
diocèse de Metz, en 1132, Vaux-en-Ornois, au diocèse de
Toul, en 1133, Feuillant au diocèse de Toulouse, en 1169, (qui
devait se détacher de l'ordre de Citeaux pour constituer une congrégation
à part) et Matallana, au diocèse de Palencia, en Espagne
en 1174.
La seigneurie
de Clefmont, désireuse d'avoir elle aussi son couvent, lui avait
offert le site d'une de ses vastes forêts, en bordure de la rivière.
Parmi les bienfaiteurs de l'abbaye, il faut conter aussi l'évêque
de Langres, Guillenc d'Aigremont en 1135, et Milon seigneur de Chaumont
en 1180, puis dans la suite plusieurs autre évêques de Langres,
et les seigneurs de Vignory, de Reynel, de Joinville, de Nogent et d'Ecot.
La Crête, dont la fortune fut gênée par l'installation
de l'abbaye de Septfontaines, participa à la mise en valeur du
centre des plateaux haut-marnais et son rôle ne fut pas négligeable.
En 1224, elle demanda, sans se soucier de la règle sistercienne,
au comte de Champagne, de répeter l'acte d'association qu'il avait
signer avec Septfontaines et de fonder un village sur le même pied
que Blancheville et Rochefort.
En effet, La Crête possédait un hameau qui touchait à
Blancheville, dont le nom de Vawre ne signifiait pas une particulière
richesse. Ce fut la naissance de Villeneuve-en-Vawre, devenu plus tard
Chantraines, la soeur jumelle de Blancheville. Les droits du nouveau village
étaient partagés entre les deux fondateurs.
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Les religieux
de La Crête poursuivirent l'élan donné par le comte
de Champagne et installèrent au portes même de leur monastère
une petite usine en même temps qu'une autre au village de Bourdons,
plus haut dans la vallée, créant ainsi, le long du Rognon
une nouvelle traînée de vie.
De la foret de Mathons, près de Joinville arrivait le fer : il
était forgé le long de la vallée du rognon à
proximité de l'abbaye et à Bourdons.
La maison gérait aussi, à Wassy, une forge que lui avait
cédée le comte de Champagne, Henri Ier, dans le troisième
quart du XIIème siècle.
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L'abbaye
de La Crête, toujours braquée sur sa voisine Septfontaines,
en perpétuel conflit avec elle sur la propriété de
quelques fontaines que les gardiens de troupeaux se disputaient, surveillait
et jalousait les fondations de granges faites par les autres abbayes.
En 1181, il intervint un accord entre les abbés de La Crête
et de Septfontaines, relativement à la garde des troupeaux des
deux abbayes dans les bois et les montagnes de Morteau. Des limites furent
tracées, et les frêres convers qui auraient laissés
les troupeaux passer outre, devaient venir nu-pieds avouer leur faute
devant la porte de l'abbaye lésée, et passer un jour au
pain et à l'eau, après quoi ils s'en retournaient à
leur propre abbaye. De semblables conventions furent conclues à
peu près en même temps entre Morimond et La Crête,
entre Auberive et Longuay, etc.
La Crête avait pour armes :
"D'or à un mont (ou à une montagne) de sinople surmontée
d'une croisette de gueules."
Il existe aussi :
"D'or à une croix de gueules."
Une troisième version, peinte dans une galerie de l'ancienne abbaye
de Septfontaines, se décrit ainsi :
"De gueule au coq d'or, crété, becqué et membré
même".
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